lundi, 09 octobre 2006
Une autre histoire
La première chose que je vis de lui fût son blouson de motard. Il marchait devant moi, dans la foule en se traçant une route, pressé. Il m'a vite distancée et quand je l'ai vu de face, quelques minutes après, j'ai reconnu le blouson et j'ai sourit. Il est comme sur la photo... il est grand et plutôt pas mal !
Un café, une terrasse, le soleil et parler, en vrai. Joindre les gestes, les regards, à la voix nocturne qui m'a accompagnée ces derniers temps. Etre bien, détendue, et profiter de cette belle journée. Après la promenade à pieds, il me propose celle en moto et j'accepte... "Tu suis mes mouvements, tu ne fais qu'un avec moi et ca ira bien !" Message reçu. On part pour une ballade en forêt et ce baptême de moto m'enivre.
J'adore la vitesse et c'est tellement mieux que dans les jeux vidéo ! Il conduit bien, tout en sécurité et même si les pointes de vitesse me donnent l'impression que ma tête va se décrocher je me sens en confiance, serrée contre lui. Finalement on pousse la balade plus loin, jusqu'à Provins que je ne connais pas. En descendant de moto je me sens apaisée, comme je ne l'ai pas été depuis longtemps, excitée aussi, et tellement heureuse !...
Petit restau, bougies, ambiance tamisée. Je sens son intérêt et son approche ; alors j'explique M., mon coeur tout emberlificoté dans cette histoire qu'il écoute, comprend et entend. "OK, on sera juste amis alors". Oui, c'est mieux comme ça. Mais j'aime bien ses yeux bleus et son sourire. J'aime bien ses gestes et sa voix... Je soupire...
Retour dans la nuit d'encre. Une pointe à 200 et je m'arrime à lui. Sensations nouvelles et vertiges de vitesse. C'est bon, c'est bien. Le vent cingle et transperce mais aucune importance en fait.
Nous voilà de retour au point de départ. Le temps de la séparation... Je tremblotte légèrement ; la ballade était plus fraîche qu'à l'aller... On s'embrasse naturellement et ses joues sont douces... Il me serre un peu dans ses bras et je m'écarte. Trop de "non il ne faut pas" dans ma tête. Trop de "qu'est-ce que je me sens bien avec lui !" aussi. On s'écarte, on parle, on se regarde. Il me serre dans ses bras jusqu'à m'étouffer et quand je sens ses lèvres sur les miennes je décolle. Une autre vitesse, une autre sensation. Tout en douceur et en tendresse. Le temps s'arrête.
Oui.
Le temps s'est arrêté là.
Mon motard me fait du bien.
Et j'en avais besoin.
23:08 Publié dans Mon placard | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : blog, journal intime


















































































