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jeudi, 19 octobre 2006

Balance

Mail de M. Ca y est ! sa colère est passée !! Je suis contente pour lui... et revoilà qu'il me dit qu'il m'aime et que je lui manque. Facile ! beaucoup trop facile. Je pourrais lui répondre, contre-argumenter, étayer, justifier mais je n'ai pas à le faire. Je constate juste qu'une fois de plus il revient en arrière. Face à mon silence et malgré les insultes, malgré les mots et les actes volontairement blessants tout est oublié, allez hop ! un petit coup de chiffon et le tableau est vierge à nouveau.

Je ne suis pas rancunière, mais ma patience a des limites. Là, elles sont largement dépassées. J'aimerais bien lui balancer au visage toutes ses contradictions, tous ses revirements et lui faire prendre conscience de son instabilité chronique, lui rappeler certains choix qu'il a faits et qu'il serait temps d'assumer (enfin !). Mais il n'entendrait rien, il resterait sourd une fois de plus. A quoi bon perdre mon temps ? Je suis lasse de lui et de son comportement de teenager.

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Dans la nuit, une sonnerie. Au radar j'éteins le réveil... en vain. Logique puisqu'il s'agit du portable qui sonne. Mon motard voulait entendre ma voix. Doux réveil que celui-ci, j'ai plaisir à entendre la sienne de mon côté. Discussion sourire, et puis "comment vas-tu ?". Dans mes brumes je dis ce qui me pèse. Cette impression de malhonnêteté latente que je ressens vis-à-vis de lui. De n'être pas correcte. Ce malaise qui m'envahit lorsque je pense à lui.

Ca serait le cas si tu ne m'avais rien dit ! Là c'est moi qui choisis. Je sais où je vais. Je suis là et je t'offre de la détente et de quoi te changer les idées. Je ne te demande rien alors prends si cela ne me convient plus, je saurai te le dire !!

Il a raison.

Il faut juste que j'apprenne à profiter sans culpabiliser...

A lâcher le passé et à avancer sans me torturer.

Je n'ai rien à me reprocher. Rien !

Zut à la fin...