lundi, 11 septembre 2006
Un jour (presque) comme les autres...
11 septembre... Un signe en soi ? non, cela ne veut rien dire... C'est juste un lundi, un peu comme tous les lundis, sauf qu'il est post-rupture et qu'en plus il fait un temps splendide ; un temps merveilleux pour se promener en amoureux...
Aujourd'hui j'ai essayé "d'assurer" comme on dit, mais ma sale tête bouffie et mes yeux explosée n'en ont pas trompés beaucoup. Ca va du plus sympa (mon collègue de bureau, qui ne sait rien, hormis mes discussions mouvementées au tél avec M. tous ces derniers temps, et est d'une discrétion exemplaire) avec un "ouh lalala j'aime pas te voir comme ça ! " "oui désolée" " bah non, c'est juste que j'aimerais bien te voir avec une autre tête ! va falloir remonter ce moral hein !" " oui... oui.. oui !." au maladroit avec ma N+2 qui, certainement voulait bien faire, mais qui balance (devant témoins tant qu'à faire !) " dis donc ! t'as l'air bien fatiguée toi, non ?". Je n'ai même pas fait l'effort de répondre, de toute façon qu'est-ce que ça peut bien faire hein ? je suis là c'est tout ce qui compte : présente dans les effectifs !
Et mon amie A. qui vient m'annoncer le décès de son père hier soir...
Et mon amie R. qui répond à mon SMS de vendredi par mail, en me disant qu'elle n'a pas le moral...
Et le frangin, qui devait voir son psy aujourd'hui et qui est au 36è dessous depuis un bon moment...
Et ma copine R. dépressive depuis 30 ans et qui se colle avec un pire qu'elle...
Chez moi, les malheurs des autres ne m'aident pas à me sentir mieux ; au contraire. Je fais tout mon possible pour écouter, conseiller, aider mais en ce moment, j'aimerais bien aussi que pour une fois l'inverse se produise... hélas, il doit y avoir je ne sais quelle planète dans je ne sais quelle maison astrale ; au final j'encaisse et je prends sur moi.
Et puis je repense à tous ces derniers temps. Mes vacances ont été pourries par notre rupture juste avant ; à mon retour il n'a même pas été foutu de faire en sorte que l'on se voie le jour de mes 40 ans, comme s'il ne connaissait pas la date... Ne parlons même pas de cadeau hein, on est hors sujet. Et depuis j'ai passé mon temps à l'attendre... en vain.
Plus j'y pense et plus je sais que j'ai pris la bonne décision ; que ca ne pouvait pas durer indéfiniment comme ça, qu'il faut aussi que je pense à moi...
Mais j'ai l'impression encore une fois d'avoir perdu toutes mes plumes en route.
18:21 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : journaux intimes, blog, solitude


















































































