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mardi, 12 septembre 2006

Egoïste

Je suis comme restée bloquée sur le commentaire de Chris à propos de l'égoïsme. Je sais que ça me parle et que cela remue des choses en moi mais je n'arrive pas bien à distinguer quoi. Tout d'abord ce qui me vient spontanément c'est "être égoïste c'est mal !" donc il ne faut pas (où tu iras brûler en enfer ?). Ok retour 30ans en arrière et stop. Lorsqu'on est la dernière d'une lignée de 14, forcément : si chacun commence à penser à soi avant les autres c'est la foire d'empoigne. Donc mes parents avaient de bonnes raisons de nous inculquer ça comme principe de base. Ok, soit ! maintenant, si être égoïste c'est penser à soi d'abord, l'inverse c'est la générosité, non ? Donc je dois (pour être une fille "bien" penser aux autres avant moi et faire passer leurs intérêts avant les miens.

Retour à aujourd'hui. Si j'avais continué à appliquer cela : je n'aurais pas divorcé, je serais mariée, malheureuse, dépressive mais socialement casée à l'endroit où je me devais d'être, juste parce que j'avais dit "oui" devant le Maire et à l'Eglise. Là j'ai atteint le summum de l'égoïsme, j'ai fait passer mes intérêts avant ceux de mes enfants et de mon (ex) mari. Mais il s'agissait pour moi d'une survie, du seul moyen que j'avais de pouvoir envisager les années qu'il me reste en essayant de toucher le bonheur tel que je le conçois. J'ai assumé, je me suis battue et j'ai été au bout.

Maintenant pareil : j'ai mis fin à une relation qui ne m'épanouissait plus. Pourtant je culpabilise en me disant que j'aurais dû être plus forte, forte pour 2, tenir le coup (je pense que j'aurais eu les ressources). J'ai hésité longuement, jusqu'à ce que l'égoïsme soit le plus fort et que je lâche prise. Alors j'enrage par moments en me disant qu'avoir un tel amour partagé c'est rare et que si j'avais donné un peu plus de moi ; si j'avais été vraiment généreuse j'aurais sacrifié mon confort et mon plaisir pour préserver tout ça ; et peut-être qu'au bout j'aurais atteint ce que je pense être le bonheur.

Peut-être que tout compte fait c'est la ténacité qu'il me manque. Peut-être que je ne suis pas prête à me sacrifier suffisamment par amour. Peut-être que la conclusion c'est qu'il ne faut pas être égoïste avec n'importe qui. J'ai encore écouté ma raison qui m'a poussée à abandonner le navire. Mais si jamais il fait une bêtise (pour rester polie), j'aurai du mal à assumer. En même temps on ne peut pas rester avec quelqu'un de peur qu'il aille se jeter d'un pont.

Il ne le fera pas... Il m'a dit qu'il se sentait trop lâche pour ça. Mais ça me fait méditer...

Commentaires

Sacrifice et amour sont deux mots qui ne doivent pas aller ensemble. Tu n'as pas à te sacrifier. L'amour doit rester un échange, un partage BIlatéral. Il ne s'agit pas de faire la charité. Sinon de quel bonheur parle t-on? Du sien, du tien ou du votre?

Écrit par : Lorenzo | mardi, 12 septembre 2006

Pas faux... en fait lui est (selon ses propres mots) "incapable d'être heureux" (à cause de son passé antérieur à moi). Donc j'ai essayé de le rendre heureux autant que possible compte-tenu de ça. Là c'était son bonheur que je visais et moins le mien (quoique comme on dit "il y a plus de joie à donner qu'à recevoir" donc par répercussion...) mais quand j'ai constaté qu'en fait, même en donnant le maxi du maxi il n'était là encore pas heureux... j'ai capitulé. Impression de semer dans le vent, tu vois ? Si j'avais eu un signe comme quoi tout ça était vraiment utile et le poussait en avant, je pense que j'aurais tenu longtemps, en me disant qu'un jour, quand il irait mieux on serait enfin heureux (comme on l'a été au début). Donc la réponse c'est "un peu du sien; peu du mien"... mais transitoirement (dans l'espoir voire la foi d'un futur idéal...)

Écrit par : bullet | mardi, 12 septembre 2006

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