dimanche, 24 septembre 2006
Vide-grenier
Quand je revois le début de ma dernière note et que je lis que je me suis "débarrassée" de cette lettre, je réalise qu'en fait, je me suis aussi un peu débarrassée de lui... et étrangement, je me sens beaucoup mieux depuis que j'ai déposé cette lettre dans la boîte.
Pourtant il ne faudrait pas que M. atterrisse ici et lise tout ça ; il serait accablé de lire ce que j'écris. Je donne l'impression de n'en avoir rien à faire, ce qui est faux. Mais en même temps il n'y a qu'ici que je peux étaler mes contradictions pour mieux les voir bien en face. Et j'assume, zut, j'assume surtout le constat que je me sens mieux, que je dors mieux depuis que je lui ai écrit clairement que ma porte était fermée à son Amour.
Forcément j'appréhende sa réaction. J'espère qu'il ne va pas se précipiter sur son portable pour "en discuter". Mais en même temps je ne veux pas que nous soyions fâchés, ou qu'il aille moins bien à cause de moi. Bon. N'anticipons pas, avec un peu de chance il va digérer le truc et faire avec.
Ce WE c'est vide-greniers en bas de chez moi. J'ai bien envie de déposer là tout un tas de caisses de souvenirs, juste pour 1€. C'est de celà qu'il faut que je me débarrasse maintenant.
Si seulement c'était aussi simple !
18:54 Publié dans Mon placard | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blog, journal intime
Décalage

Aller à cet anniversaire, parce que je m'y suis engagée et que S. est un ami. J'ai pensé à me désister plusieurs fois... Ce sont ses 30 ans, avec ses potes de toujours et, contrairement à avant, je ne me sens plus à ma place parmi eux. Poutant j'en connais la plupart et je me suis déjà fondue dans le groupe... s'il n'y avait ces 10 ans de plus, de l'extérieur je serais des leurs.
Mais je n'y suis pas, et cela ne vient pas d'eux mais de moi. Tous ces petits couples adorables, ces grands gamins qui savent encore jouer avec des ballons et rire comme des enfants. C'est de la fraîcheur et c'est tellement bon !
Alors j'y suis allée et à nouveau il m'ont tous accueillie comme s'ils me connaissaient de toujours. On a bu, on a rit, on a joué et c'était certainement ce qu'il me fallait...
Mais de retour chez moi, j'ai la sensation que mes propres 30 ans sont si loin, si effacés qu'un siècle me sépare d'eux tous.
Et je crois que l'air de rien, j'envie cette amitié de groupe qu'ils ont réussie à préserver depuis leurs études, parfois même plus.
On ne peut jamais rattrapper le temps perdu. J'ai eu l'impression de voler le leur.
02:11 Publié dans Souvenirs lointains | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : blog, journal intime


















































































