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mercredi, 22 août 2007

Bilan des courses

Il y a des jours, comme cela où, dès le matin, la tête semble déjà avoir pris des longueurs d'avance sur le corps. Un peu plus tard, devant le miroir (pourquoi le miroir ? c'est toujours devant le miroir que cela m'arrive !) il y a comme un "tilt" qui se fait. La dernière fois que cela s'est produit, c'est lorsque j'ai pris conscience que le divorce était une option envisageable... option que jusque-là j'avais toujours écarté inconsciemment.

Ce matin, j'ai commencé par réaliser que le retour de M approchait à grands pas. Presque 3 semaines depuis son départ à l'étranger en vacances. Comme d'habitude, il m'a promis de m'écrire, de m'envoyer des mails, de se manifester par tous les moyens possibles... Je ne suis même pas sûre d'y avoir cru 3 minutes et de toute façon n'ayant pas eu mon mot à dire !...

Jusqu'ici, "chose promise étant chose dûe" j'attendais bêtement la concrétisation des paroles. Là, étonnamment je ne l'ai pas fait, et ô surprise, cela ne m'a pas coûté d'effort. Je savais par expérience que rien ne viendrait, donc j'ai vécu ma vie sans lui et je constate que je l'ai plutôt très bien vécue. Je suis sortie, j'ai bougé, vu plein d'ami(e)s et passé fort peu de temps chez moi, ce qui me convient parfaitement (car à force d'attendre qu'il soit disponible pour faire tout cela avec lui, je finis par ne plus rien faire du tout !). Le fait qu'il ne se soit pas manifesté une seule fois depuis son départ est passé légèrement au second plan. Non, rien : pas même un mot pour mon anniversaire. Silence radio absolu.Sympa. Classe Internationale le Monsieur. Chapeau bas.

Et puis ce matin j'ai réalisé que son retour ne devrait plus tarder désormais et une évidence m'est apparue. Difficile à expliquer mais c'est comme si une pensée stagnant dans l'inconscience depuis longtemps passait au conscient d'un seul coup.

Cette évidence, c'est qu'il fait en sorte que ce soit moi qui fasse le sale boulot pour mieux passer pour victime ensuite. Comment expliquer autrement son attitude ?? Il voudrait rompre, il ne s'y prendrait pas autrement ! Seulement voilà, le M est un lâche. Le M est du genre à embourber la situation de loin et à gémir ensuite qu'on le quitte sans raison. Après tout, si la pomme que je suis est toujours là à son retour et bien tant mieux, il pourra en profiter encore quelques temps ; (et c'est bien ce qui s'est passé jusque-là !) et sinon et bien il sufffira qu'il se pose, une nouvelle fois, en victime de l'odieuse femme que je suis, et l'honneur est sauf, Monsieur le Juge.

Tout à coup c'est amusant car tout s'éclaire. Lâche il a toujours été, et lâche il restera. Je le sais et je l'ai vérifié. Le M n'est pas du genre à affronter un problème ni assumer quoique ce soit ; une rupture encore moins que le reste !!

Je suis tout de même curieuse de voir l'attitude qu'il va adopter à son retour... Va-t-il me jouer la carte habituelle de la victime absolument innocente (hein ? je t'avais dit que je t'écrirais ??? ça m'étonne car blablabla...) ou sera-t-il dans ses petits souliers un peu gêné de son comportement ? (ma chérie je suis vraiment désolé, j'ai été dé-bor-dé : les enfants tout ça tout ça... tu comprends hein ?!).

Je suis contente, j'ai fait un grand pas. J'ai enfin trouvé une explication plausible. Maintenant wait & see. J'avoue que mon côté sadique brûle d'envie de le voir s'enfoncer une dernière fois dans ses sables mouvants et cette fois, je crois bien qu'au lieu de lui tendre la main, je ne résisterai plus à l'envie de lui enfoncer la tête des deux pieds !

Game Over

Ce matin, sur mon pare-brise de voiture j'aperçois un papier. En fait c'était 40 pages extraites apparemment d'un bouquin. Arrachées (donc pas de titre de bouquin). J'ai jeté ça dans ma voiture et je suis partie bosser.

Je n'en vois qu'un capable de jouer à ce petit jeu-là, et du coup je n'ai aucune envie de lire. Arrivée au boulot je file chez mon amie P. et je me débarrasse du truc en lui demandant de le lire et de me dire. Là je n'ai aucune envie d'avoir le moindre lien direct avec lui. La tentation de jeter le tout me chatouille et pourtant un truc m'en empêche. Cela s'appelle de la curiosité. Comme toute femme je le suis. Pas trop ; mais suffisamment (et il le sait) pour m'empêcher de jeter le tout directement à la corbeille.

Pourquoi n'en a-t-il pas profité pour jeter mes clés dans ma boîte ?

Je parierais à 100 contre un que cet abruti a encore oublié le code.

Je pense que je vais changer une serrure. De cette façon je serai libérée de lui définitivement.

Je refuse d'entrer à nouveau dans quelque petit jeu que ce soit avec lui. Il va bien falloir qu'il le comprenne, et vite.