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jeudi, 01 mars 2007

Je suis bizarre !

C'est étonnant comme d'un coup, d'un seul, je parviens à faire volte-face. C'est vrai : il y a encore 15 jours je me sentais amoureuse, éprise, (quasiment et épisodiquement) heureuse. Et puis clic, d'un coup, juste dans ma tête je décide que c'en est trop, c'est terminé. Aussi simple que 2-1=1 ! J'avoue que je me bluffe toute seule là !

En y réfléchissant, je pense que tout simplement je suis à bout de souffle dans cette histoire. Trop de ruptures, probablement, trop de retrouvailles acquises par lui aux forceps (mais acquises tout de même !). Trop de promesses non tenues, trop de rêves irréalisables, trop de paroles et pas assez d'actions.

Forcément, ma décision ne s'est pas imposée en un clin d'oeil sans raison. Forcément il y a eu trop d'attentes vaines, et d'espoirs d'améliorations morts dans l'oeuf.

Tout me semble tellement évident, limpide ; comme si les choses allaient quoiqu'il arrive dans l'ordre logique. "Ca devait se finir comme cela, tôt ou tard, c'était écrit d'avance !" Je crois qu'au fond, tout au fond de moi j'ai toujours eu cette conviction : lui et moi cela ne durerait qu'un temps et ce temps est écoulé. Le compte à rebours est terminé.

Je ne ressens ni tristesse, ni regrets ; pas même de nostalgie. Non. Je ressens plus comme un souffle de liberté, un apaisement, parfois même une sensation de soulagement. Je m'en étonne mais tout est logique. Je l'ai aimé jusqu'à...

... Jusqu'à ce que l'amour s'épuise de lui-même ?
... Jusqu'à ce que la déception soit plus forte que le reste ?
... Jusqu'à ce que l'évidence devienne consciente ?
... Jusqu'à ce que je réalise que j'avais tout, absolument tout tenté et que rien ne fonctionne ?

Probablement un savant mélange de tout cela.

J'espère juste qu'il ne me refera pas la grande scène du III. Qu'il ne cherchera pas à me retenir. Qu'il me laissera m'envoler sans m'attacher un fil à la patte du genre "toi et moi, on se retrouvera, c'est forcé, c'est évident : ce n'est juste une question de temps".

Il est très fort à ce jeu-là. Très persuasif, très accrocheur.
Et je reconnais que c'est la seule chose qui me fasse un peu peur.

mardi, 27 février 2007

Ô temps suspens ton vol...

J'ai déjà vécu cette sensation... Cela me rappelle de mauvais souvenirs. Savoir que l'on s'en va, que c'est fini et constater que l'autre ne l'a pas encore compris.

Avoir déjà passé du temps à y penser, y repenser
Avoir anticipé sur la diversité possible de ses réactions
Avoir imaginé le pire ou le meilleur.

Et se répéter sans fin qu'il va falloir lui dire...

Là j'ai choisi : pas au téléphone.
Pas non plus comme les autres fois, à la sauvette ou d'un coup de tête, non.

Là je veux l'avoir en face et lui faire mesurer l'impossibilité de la suite. Eclaircir ses doutes ; répondre, s'il le faut encore, à ses questions pour pouvoir tourner proprement la page et qu'il sache qu'il n'est pas utile qu'il revienne. Qu'il comprenne que cette fois-ci c'est vraiment la dernière, l'ultime, la vraie.

Je suis en mode silencieux depuis plusieurs jours...
Je ne l'appelle plus, pour qu'il réalise petit à petit
Qu'il ait moins mal le jour J
Qu'il s'approprie peu à peu l'idée.

Je n'ai pas envie de le faire souffrir, ou de le haïr.
Mais il ne devra pas me retenir

 

Plus j'apprends à quitter et moins j'ai goût à le faire.