samedi, 07 avril 2007
Les vieux - J. Brel
Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un cœur pour deux
Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antan
Que l'on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps
Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier
Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends
Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter
Les vieux ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit
Et s'ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide
Et le temps d'un sanglot, oublier toute une heure la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend
Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent par la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.
18:30 Publié dans Muzzik | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blog, journal intime, musique
mardi, 03 avril 2007
24h en overdose
La morphine apaise quelque peu mes douleurs et me permet de goûter de nouveau à la vie... Bien que restant encore allongée une grande partie de mes journées, j'ai tout de même la force suffisante pour emmener et rechercher les enfants à l'école sans être pliée en deux et marcher comme un escargot (dixit les enfants).
Le reste du temps, je le passe devant ma télé à regarder 24H (chrono). Série que je n'avais jusque-là jamais regardée mais dont j'avais beaucoup entendu parler... Et c'est devenu une addiction. J'ai enchaîné les deux premières saisons sans même m'en rendre compte et c'est une chance de pouvoir regarder tous les épisodes sans avoir à attendre une semaine entre chaque.
Bon, certes, c'est très "god bless america" et "USA saved the world" (...once more). Mais Kiefer Sutherland est bluffant, on le voudrait pour mari, gendre ou père, on ne sait pas trop mais on l'adopte, c'est obligé. Et puis c'est stressant, chaque épisode pourrait faire un mini film. Voilà donc une occupation qui fait passer mes journées en un clin d'oeil. Allez, je file, la saison 3 m'attend !
19:27 Publié dans Mon placard | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : blog, journal intime, journaux personnels
A comme...

Après tout, on ne devrait pas avoir besoin de l'Amour ! si seulement c'était un besoin que l'on se créee, qui varierait à la demande et que l'on pourrait faire fluctuer suivant le désir ! Oui, l'Amour ne devrait qu'être que bon, jamais source de souffrance, de tristesse ou de haine. Un lieu choisi à deux, où l'on se retrouverait, quand le coeur ou le corps nous en dit.
Pas un truc qu'on subit, dont on est la marionnette, qui nous envoie des pulsions, des flèches ou des sensations de douceur jusqu'en dedans. Tellement contradictoire, cet Amour. Je t'aime mais je te hais. Je t'adore mais je te blesse, je te désire mais tu es une traîtresse, mon Coeur, menteuse, mon Amour , s.........
Fichu Amour, je te déteste. Je n'aurais jamais dû croiser ta route, Après toi il ne subsiste plus que braises et cendres. Il ne naît rien après elles. Rien de bon. Si je n'avais jamais croisé ta route, alors je rêverais encore aux pays merveilleux, où les princes charmants vous embrassent tendrement. Je serais encore Sissi qui pleure son Aimé.
Maintenant je suis juste un tas de cendres. Un soupçon de vent et il disparaît. Un coup de pied et il s'envole.
Voilà le résultat de ce qu'on appelle le sentiment le plus beau qu'il soit...
Foutaises !
19:25 Publié dans Souvenirs lointains | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : amour, journal intime, blog


















































































