dimanche, 15 octobre 2006
Un jour après l'autre
Mon mOtard est toujours là, et c'est plutôt bien. J'ai enfin rencontré celui qui est en phase avec ma conception de la relation à deux : on ne s'engage pas, on ne se promet rien (et surtout pas de s'aimer), on vit au jour le jour et on laisse la vie se charger du reste.
Le programme me convient. Pas de prise de tête, on se laisse libres et on partage les moments choisis ensemble. Chacun chez soi, juste de la tendresse à partager, un genre d'amitié-amoureuse qui sied à mon état d'esprit actuel et qui s'adapte parfaitement à l'endroit où j'en suis de ma vie.
Je ne veux ni m'engager, ni me contraindre ; ni promettre des choses infaisables (comme aimer), ni forcer le destin. Ce qui doit se faire se fera, ce qui doit se défaire aussi et entre les deux il y a les moments partagés qui ne sont que le meilleur finalement. Il faut juste faire attention à ne pas trop s'attacher, selon sa formule... et nous y veillons !
C'est peut-être immature ou insensé mais je m'en fiche. Ce qui compte pour moi c'est aujourd'hui, c'est maintenant, c'est l'instant présent et demain, on verra bien ; il sera alors temps d'aviser !
Just live & let die...
01:31 Publié dans Souvenirs lointains | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : blog, journal intime
vendredi, 13 octobre 2006
Allo ? Huston ?
02:10 Publié dans Souvenirs lointains | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blog, humour
Engluée
J'ai l'impression d'être une statue de sel, bloquée, statique, épuisée par toutes ces pensées qui traversent ma tête à la vitesse grand V.
J'aimerais pouvoir me poser, penser, écrire tranquillement dans mon journal intime mais je n'ai pas le temps, vacances de la Toussaint obligent. Alors je cours, je me rue et mes pensées se bloquent en cours de route. Cette pause-blog c'est comme une inspiration, une bulle d'oxygène qui me permet de "pauser" mes idées, l'espace d'un instant, pour mieux repartir ensuite.
Ce "j'y vais ? / J'y vais pas ?" qui alterne ces derniers temps semble s'accentuer. Je n'ai aucune vraie pression, rien qui m'oblige à presser le pas ou accélerer les évènements. Rien sauf sa souffrance, son attente, son impatience à m'avoir de nouveau tout à lui. Alors pourquoi ai-je l'air de traîner des pieds ? Pourquoi ne suis-je pas déjà en train de courir vers lui ? Pourquoi ce besoin de paix, de silence, de calme, de solitude avant le rush final ?
C'est que je sais ce qui m'attend, d'une part. Même s'il a changé et s'il a des surprises dans chacune de ses poches, je sais ce qui m'attend. Une part de moi est impatiente de le retrouver, et l'autre appréhende, craint la déception, guette le "hic" qui me ferait regretter d'avoir relancé notre histoire.
Il faut que j'arrête de tout vouloir maîtriser, contrôler, gérer. Ca c'est bon pour mes enfants, mais pas pour lui. Il faut que j'apprenne à lui laisser une part d'inconnu, une part qui lui appartienne en propre et sur laquelle je n'aie pas de contrôle. Il faut que j'apprenne à me laisser porter par lui, par ses envies, ses délires et ses rêves. Je suis trop terre à terre, trop pratico-pratique ; trop concrète, trop ancrée dans la réalité.
Il faut aussi que j'apprenne à lâcher prise, à faire confiance totalement, à me laisser porter, à me laisser juste aider aussi... Pourquoi n'en aurait-il pas la stature ? Il est différent de tous les autres que j'ai connus jusqu'ici. Il me montre encore une fois qu'il est solide. Il ne va pas s'écrouler ni fuir, si je m'appuie sur lui. Alors qu'est-ce que j'attends ?
Une part de moi attend indéfiniment d'avoir des certitudes, des convictions alors que l'autre sait que rien n'arrivera si je ne me jette pas à l'eau.
Fichues contradictions,
Satanées hésitations !
01:57 Publié dans Souvenirs lointains | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : amour, journal intime, blog
mercredi, 11 octobre 2006
Tergiversations

Passer à nouveau un vrai moment à deux. Ciné, restau, parler, se regarder, saupoudrer de baisers et profiter...
Puis vient l'intimité et tout s'ébranle. Chasser l'autre visage, l'autre corps, l'autre peau les autres sensations. Essayer de rester fixé sur le présent, sur lui, sur le plaisir à partager et qui n'arrive pas à me submerger. Vouloir, oh oui, vouloir pourtant tout donner, comme si de rien n'était, comme si tout pouvait s'effacer par la simple volonté. Tenter de le rejoindre dans l'exaltation puis déclarer forfait. Assommée.
Mordre les lèvres et surtout ne pas pleurer. Mais la vague est trop forte. Avoir si mal en dedans, sans même savoir pourquoi. Il n'y a pas de raison, juste des sensations, des flashes. Des images qui passent plus fortes que le reste, plus fortes que le présent. Il ne faut pas comparer, il n'y a rien à comparer : je le sais et pourtant, je me sens tout à coup débordée, engloutie.
Il me serre dans ses bras, silencieux. Il est heureux de son côté et je voudrais tant être avec lui, l'accompagner, LUI... Mais je sens les larmes couler malgré moi. Je ne veux pas, non. Mais c'est incontrôlable. Je lutte de toutes mes forces pour ne pas laisser échapper ce sanglot qui monte et me saisit la gorge, pour qu'il ne s'aperçoive de rien. Je voudrais me cacher, m'enfuir, disparaître. Il me tend un mouchoir, tendrement et en essayant de plaisanter, d'alléger l'athmosphère devenue insupportable. Il a compris, il ne dit rien : pas un mot de trop, juste que je sache qu'il est là et qu'il ne m'en veut pas.
"Comment te sens-tu ?"
"Triste" est le seul mot qui me vient aux lèvres... "Ca passera. hein ? ca passera !" Je veux m'en persuader, m'en convaincre. Il m'a demandé de ne plus dire, à tout bout de champ "je suis désolée", alors je ne le dis pas. Je mords mes lèvres pour taire des excuses qui sont inutiles, en effet.
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J'ai peut-être été trop vite. Présumé de mes forces ; voulu y croire alors que je ne suis pas prête. Mais avec lui, il n'y a pas de promesse, pas de "je t'aime", pas de demande ni d'attente hormis vivre le présent. C'est ainsi que je vois la vie à deux, cela me correspond. Il me correspond à tant de niveaux !.. nous avons la même façon de voir la vie, le présent et l'avenir. La même façon d'aborder les personnes et les évènements. Cette même envie de vivre les choses lorsqu'elles se présentent, et de faire en sorte de n'avoir que des regrets d'avoir fait, aucun de n'avoir pas tenté.
Sauf que là, je suis débordée, impuissante et que j'enrage.
Faut-il que j'arrête ici les dégâts, que j'arrête d'y croire tant que je n'ai pas totalement effacé M. de mon paysage ? Laisser passer le temps, vivre en solitaire et attendre le jour où je me réveillerai avec le désir d'un autre, plus fort que le désir de lui ?
Ou bien juste vivre avec mon motard au jour le jour. En donnant ce que je peux, c'est à dire presque rien, gérer cela sans être en permanence submergée par la honte. Offrir de la tendresse, de la complicité, des rires et une présence. Je ne suis guère capable de mieux. Vouloir offrir bien plus et constater que j'en suis simplement incapable. Même s'il ne me demande rien, même s'il est compréhensif et patient, même s'il m'offre son épaule pour que je m'y cache et son soutien. Je n'aime pas les "relations-pansement". Je n'aime pas utiliser l'autre.
Je n'aime pas ce que je suis, là, maintenant.
19:01 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : journaux intimes, blog
mardi, 10 octobre 2006
Terminus
Je ne savais pas comment lui dire. Je lui avais promis de lui dire et j'ignorais si j'en étais capable. Je savais qu'il souffrirais et ce n'est pas parce que j'ai souffert qu'il faut lui faire pareil. Alors comment lui dire que j'ai accepté un autre que lui dans ma vie... Comment lui faire comprendre que je n'y crois plus ?
Il m'annonce samedi qu'il est prêt, qu'il veut me re-séduire...
Et là tout s'est écroulé.
1 mois ! à peine 1 mois et il me dit que tout est réglé ?? j'ai peine à le croire... Je sais que si je disais oui, tout repartirait comme avant. Pareil, au bout de quelques jours, quelques semaines. Il tente de me retenir depuis des jours par des mots de plus en plus vindicatifs. Tout ce qu'il veut, finalement, c'est que je ne le trompe pas. Que je l'attende. Que je continue de croire en ses mots.
Mais je n'y crois plus. Je n'ai plus d'espoir. Et je sais que cette histoire était trop passionnelle pour durer indéfiniment.
C'est lui qui a lancé les hostilités, attaquant de front par un sms direct. J'ai dit qu'il valait mieux stopper là, en effet. A quoi bon poursuivre si je n'y crois plus ?
Depuis les SMS s'enchaînent, que je ne lis même plus, un toutes les 5 minutes. J'ai eu droit à ma volée de bois vert, égoïste, menteuse, traitresse et je passe le reste. J'ai décidé de ne pas répondre. Pourquoi attiser le feu ? Il m'a appelée et m'a obligée à lui dire que j'avais rencontré quelqu'un d'autre. J'ai dit oui, oui, oui et il a raccroché, furieux.
Maintenant viennent par morceaux les "j'ai trop mal" les "tu me fais souffrir" les "j'allais mieux et voilà !".
Oui : voilà.
Je t'ai offert mon amour et tu l'as repoussé.
Je t'ai offert mon coeur, mon aide, mon soutien et tu n'en as pas voulu.
J'ai besoin de sérénité, de joie, de tendresse et d'apaisement et tu ne peux pas me les offrir.
Tu peux pourrir mon portable avec 70 sms toute la nuit, je ne répondrai plus à aucun.
J'ai tourné la page, quoiqu'il m'en coûte. J'en ai marre de souffrir pour rien. Je capitule. définitivement.
23:09 Publié dans Mon placard | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : blog, journal intime, rupture
lundi, 09 octobre 2006
Une autre histoire
La première chose que je vis de lui fût son blouson de motard. Il marchait devant moi, dans la foule en se traçant une route, pressé. Il m'a vite distancée et quand je l'ai vu de face, quelques minutes après, j'ai reconnu le blouson et j'ai sourit. Il est comme sur la photo... il est grand et plutôt pas mal !
Un café, une terrasse, le soleil et parler, en vrai. Joindre les gestes, les regards, à la voix nocturne qui m'a accompagnée ces derniers temps. Etre bien, détendue, et profiter de cette belle journée. Après la promenade à pieds, il me propose celle en moto et j'accepte... "Tu suis mes mouvements, tu ne fais qu'un avec moi et ca ira bien !" Message reçu. On part pour une ballade en forêt et ce baptême de moto m'enivre.
J'adore la vitesse et c'est tellement mieux que dans les jeux vidéo ! Il conduit bien, tout en sécurité et même si les pointes de vitesse me donnent l'impression que ma tête va se décrocher je me sens en confiance, serrée contre lui. Finalement on pousse la balade plus loin, jusqu'à Provins que je ne connais pas. En descendant de moto je me sens apaisée, comme je ne l'ai pas été depuis longtemps, excitée aussi, et tellement heureuse !...
Petit restau, bougies, ambiance tamisée. Je sens son intérêt et son approche ; alors j'explique M., mon coeur tout emberlificoté dans cette histoire qu'il écoute, comprend et entend. "OK, on sera juste amis alors". Oui, c'est mieux comme ça. Mais j'aime bien ses yeux bleus et son sourire. J'aime bien ses gestes et sa voix... Je soupire...
Retour dans la nuit d'encre. Une pointe à 200 et je m'arrime à lui. Sensations nouvelles et vertiges de vitesse. C'est bon, c'est bien. Le vent cingle et transperce mais aucune importance en fait.
Nous voilà de retour au point de départ. Le temps de la séparation... Je tremblotte légèrement ; la ballade était plus fraîche qu'à l'aller... On s'embrasse naturellement et ses joues sont douces... Il me serre un peu dans ses bras et je m'écarte. Trop de "non il ne faut pas" dans ma tête. Trop de "qu'est-ce que je me sens bien avec lui !" aussi. On s'écarte, on parle, on se regarde. Il me serre dans ses bras jusqu'à m'étouffer et quand je sens ses lèvres sur les miennes je décolle. Une autre vitesse, une autre sensation. Tout en douceur et en tendresse. Le temps s'arrête.
Oui.
Le temps s'est arrêté là.
Mon motard me fait du bien.
Et j'en avais besoin.
23:08 Publié dans Mon placard | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : blog, journal intime


















































































